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dimanche 2 octobre 2011

29 % des Français ont déjà renoncé à des soins, faute de moyens financiers

(Les Echos - 30 septembre 2011) 29 % des Français déclarent avoir renoncé ou retardé des soins médicaux, notamment dentaires et optiques, du fait de difficultés économiques, révèle le baromètre santé Europ Assistance-Cercle Santé, étude menée auprès de 5 500 personnes dans dix pays. Un taux en nette augmentation (11 % en 2009) et qui figure parmi les plus hauts d'Europe. A titre de comparaison, ce phénomène concernerait 19 % de la population en Italie, 15 % en Allemagne, 6 % en Grande-Bretagne et un quart aux Etats-Unis, relayent Les Echos. Par ailleurs, 51 % des Français pensent que l'égalité d'accès aux soins n'est pas garantie (contre 61 % des Américains et 67 % des Allemands), 50 % prévoient une hausse des tarifs des actes médicaux et 53 % s'inquiètent des ressources futures de la Sécurité sociale. Pour la financer, un tiers des personnes interrogées s'orientent plutôt vers un recours à l'impôt et un quart vers une augmentation des franchises.

Solutions évoquées :
- Hausse de l'impôt et augmentation des franchises ....
  1. Pour l'une la recette est connue sauf que la hausse de l'impôt n'est jamais juste et touche surtout et toujours les classes moyennes et le revenu du travail,
  2. quant à la hausse des franchises elle est tout aussi délicate, du fait que si elle ne s'applique pas techniquement aux patients sous Affections Longue Durée, soit 12.000.000 d'usagers en 2015 et près de 1 français sur 3 dés 2020(source CNAMTs 2008) , la maladie chronique rend vulnérable socialement pour beaucoup de malades et les plus précaires n'ont plus les moyens d'accéder aux soins dentaires,  ou tous autres soins non liés, à leur pathologie principale.
Le problème est de poursuivre une politique de mutualisation du risque tel que défini depuis 1946 alors que différentes variables ont changé la donne : l'espérance de vie est largement améliorée, les soins de plus en plus couteux.

  • Sans briser le pacte républicain de 1946, ne peut on pas poursuivre la réforme de baisse du coût de la prise en charge du patient en le rendant plus autonome médicalement et socialement; cela ne veut pas dire baisser la qualité, cela veut dire poursuivre une politique de réorganisation des soins qui permette de ne pas être systèmatiquement hospitalisé, et c'est HPST 1 & 2.
  • Sans briser le pacte républicain, ne peut on pas imaginer le bouclier sanitaire, une franchise opposable en fonction des revenus du travail et du capital;
  • Sans briser le pacte républicain mais en le renforcant, ne peut on pas imaginer que tous les concernés, du professionnel à l'usager, nous puissions discuter sans a priori sur les bases d'un nouveau modèle social ou certains patients ne seraient pas écartés du système pour diverses raisons ?
  • Quand nos représentants vont ils placer la santé au coeur du débat politique ?

jeudi 29 septembre 2011

Vers une taxation des "réserves excessives" des mutuelles ?

Vers une taxation des "réserves excessives" des mutuelles ?  (Libération - 26 septembre 2011, Le Figaro - 25 et 26 septembre 2011, Le Parisien, Le Nouvel Observateur - 25 septembre 2011, Le Point, France Soir - 23 septembre 2011) Face à la décision des complémentaires santé de répercuter sur leurs assurés l'augmentation de la taxe sur les contrats voulue par le gouvernement, deux députés UMP, Sébastien Huyghe (Nord) et Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle), proposent de créer "ce qui pourrait s'apparenter à un ISF" sur les marges de solvabilité "situées au-delà de 300 %" du seuil légal, relève Le Figaro. Une sortie qui s'inscrit dans la droite ligne du discours tenu par Xavier Bertrand, qui indiquait qu'aucune compagnie d'assurances ou mutuelle n'était en situation financière difficile et qu'elles n'étaient "pas obligées de répercuter totalement cette augmentation" sur leurs adhérents. En effet, selon Le Parisien, certaines "sont assises sur des réserves financières gigantesques". Une situation que dément Etienne Caniard, président de la Mutualité française : "Il n'y a pas de réserves secrètes", assure-t-il. Par ailleurs, le ministre de la Santé a également exigé des mutuelles qu'elles trouvent un accord avec l'assurance-maladie sur le financement des dépassements d'honoraires des médecins, ajoute Le Nouvel Observateur.


Et sur ce point arrêtons l'enfumage concernant la justification de l'envolée des tarifs des AMC. Pour rappel l'AMC ne prend pas ou peu en charge les patients sous ALD qui vont représenter près de 1 usager sur 3 dés 2020.
Que les contrats responsables leurs ont permis une taxation sur les collectes très avantageuse.
Que de ce fait le Reste à charge des ménages , même s'il est encore très inférieur aux autres pays occidentaux, s'envole depuis quelques années sous l'effet entre autre des franchises et du recours à des prestations sanitaires non couvertes par manque de compréhension des mécnismes de prise en charge;
Que les frais de gestion des AMC sont 3 fois supérieur à ceux du régime obligatoire, etc.
Autant de facteurs et bien d'autres qui a force de communication très maîtrisée des AMC sont omis. A quand un GPS médico social anonymisé pour les adhérents des AMC qui soit utile pour le malade chronique sans que celui ci puisse avoir la crainte d'une levée d'anonymat ?

mardi 27 septembre 2011

Monsieur Xavier Bertrand

Ministre du travail,

de l’emploi et de la santé

127, rue de Grenelle

75007 Paris

Paris, le 23 septembre 2011

Monsieur le Ministre,

Permettez-nous de vous alerter de nouveau sur l’interdiction des soins de conservation opposée aux personnes décédées séropositives.

Nous venons d’apprendre la prochaine reconduction, par arrêté, de cette interdiction. Croyez bien que cette information, si elle se vérifiait, serait une réelle déception et surtout un message très grave adressé aux acteurs de santé et à l’ensemble des personnes touchées par le VIHH/sida.

Permettez-nous de vous rappeler que, sur cette question, deux institutions, notamment, ont été saisies. Le Conseil national du sida a rendu un avis, le 12 mars 2009, demandant « l’annulation de l’article 2 de l’arrêté du 20 juillet 1998 en tant qu’il mentionne l’infection à VIH dans la liste des maladies faisant obstacle à la pratique de soins de conservation sur les corps ». Position raisonnable, juste et argumentée de la part du CNS, les précautions universelles à prendre par les professionnels dans la manipulation des corps étant largement suffisantes pour éviter tout problème.

Tel n’a pas été l’avis du Haut Conseil de la santé publique qui, dans un rapport daté du 27 novembre 2009 sur la révision de la liste des maladies contagieuses portant interdiction de certaines opérations funéraires, demande le maintien l’interdiction des soins du corps pour les personnes touchées par le VIH/sida. Affirmant que « le risque ne peut pas être considéré comme nul », le HCSP justifie sa position en évoquant les cas de deux thanatopracteurs infectés par le VIH et des cas de transmission d'hépatites. Encore faudrait il souligner que ces cas documentés de contamination proviennent d’enquêtes effectuées il y a plus de 15 ans aux Etats-Unis, ce qui, vous en conviendrez, relativise fortement leur valeur probante …

Monsieur le Ministre, 30 ans que le sida a été découvert, 30 ans que nous battons pour la prévention, l’information, l’éducation, la lutte contre les discriminations, l’insertion des malades, la dicibilité … 30 ans de lutte pour voir quoi ? Que même après la mort, les séropositifs sont considérés comme des pestiférés !

Maintenir cette interdiction est hypocrite : nous le savons tous, bon nombre de médecins ne signalent pas les cas, tant la législation leur paraît absurde et injustifiée.

Maintenir cette interdiction est un très mauvais signal adressé aux thanatopracteurs. En effet, cette législation donne l’impression de palier les insuffisances de certains qui ne respectent pas les procédures et les précautions classiques à mettre en oeuvre. Croyez bien que nous sommes pour une sécurité maximale et maintenir cette interdiction ne va pas dans le bon sens : cela crée une sécurité illusoire ! Il faudrait, au contraire, faire en sorte que les professionnels puissent travailler dans de bonnes conditions, notamment en leur donnant la possibilité d’oeuvrer le plus possible en chambres funéraires.

Maintenir cette interdiction est intolérable pour les proches et les familles. Les défunts ont droit au respect. Tous les défunts. C’est, nous le croyons, une obligation humaine. Refuser un dernier adieu dans un moment de douleur intense est inacceptable.

Maintenir cette interdiction, revient à dire que le sida est une maladie honteuse, une maladie que l’on doit cacher. Un retour en arrière incroyablement grave et insupportable !

C’est pour toutes ces raisons, Monsieur le ministre, que nous vous demandons de revenir sur cette interdiction et d’autoriser les soins de conservation pour les personnes décédées séropositives.

Nous vous prions de croire, Monsieur le ministre, en l’expression de nos respectueuses salutations.

Jean Pierre Bibard

Président d’Actif Santé

Alain Bonnineau

Président de la FNH-VIH

Claire Bougaran

Président

Dessine-moi un mouton

Pierre Chappard

Co-président

Act Up-Paris

Anne Guérin

Présidente de l’UNALS

Anne Marcillac

Directrice d’Actions

Traitements

Jean-Luc Romero

Président

Elus Locaux Contre le Sida

Bruno Spire

Président de AIDES

dimanche 4 septembre 2011

Catalogne : limitations de l’accès aux soins

Catalogne : limitations de l’accès aux soins, même pour les touristes


lequotidiendumedecin.fr 02/09/2011





« Pour visiter la Catalogne, mieux vaut prendre désormais ses médicaments avec soi. » Sous ce titre, le quotidien espagnol « El Païs » relate les difficultés auxquelles sont désormais confrontées les 17 communautés autonomes d’Espagne après les restrictions budgétaires décidées par le gouvernement central. Ainsi, dans la province de Barcelone, les touristes souffrant de maladies chroniques sont désormais contraints d’emporter avec eux les médicaments dont ils ont besoin. À Cullera, ville côtière catalane, les autorités ont même placé à l’entrée de l’hôpital une pancarte sur laquelle on peut lire : « sauf extrême urgence, les touristes sont invités à ne pas entrer ».

Mais les restrictions budgétaires en matière de santé ne se limitent pas aux seuls touristes. Depuis un an, continue « El Païs », des malades catalans se seraient vu refuser des ordonnances par leur médecin pour le traitement de leurs maladies chroniques et, selon les chiffres officiels, les ventes de médicaments délivrés sur ordonnance auraient chuté de 25 %. Dans le même temps, le gouvernement catalan (Generalitat) vient de décider la fermeture des services d’urgence de 21 hôpitaux de la région pendant la nuit et les week-ends. Ces 21 fermetures s’ajoutent aux 25 déjà décidées précédemment. Quatre hôpitaux ont été récemment occupés par la population locale en signe de protestation. La police a dû intervenir pour les déloger.

lundi 29 août 2011

le système de santé Français à la neuvième place, largement derrière le système de santé anglais souvent critiqué de ce côté–ci de la manche

A méditer......

Une étude internationale de 19 systèmes de santé de pays Européen ne classe le système de santé Français qu’à la neuvième place, largement derrière le système de santé anglais souvent critiqué de ce côté–ci de la manche.



Cette nouvelle étude publiée dans la revue the Journal of the Royal Society of Medicine a évalué l’efficacité de 19 services de santé de 19 pays Européens en terme de rapport coût-efficacité, prenant en comparaison le système de santé américain.



L’analyse principale menée par les scientifiques était de mesurer le rapport coût /efficacité de chaque système de santé en terme de réduction de la mortalité des patients, entre les années 1995 et 2006. La base de comparaison était le résultat obtenu avec le système de santé américain.



Au cours de la période analysée, chaque pays a réussit à réduire la mortalité de ses patients et 15 pays Européens ont fait mieux que le comparateur, les Etats-Unis. La France n’arrive, elle, qu’en 9 ème position, avec des résultats 20% inférieurs à ceux de l’Angleterre. L’Irlande est première et le Royaume-Unis second meilleur pays. La France si fière de son système de santé est derrière l’Autriche, l’Italie, La Finlande, L’Espagne, la Suède et les Pays-Bas, mais devant la Norvège, la Grèce, l’Allemagne, le Portugal et la Suisse, bonne dernière du classement.



Pour les scientifiques ayant réaliseé cette comparaison, “en terme de rapport coût/efficacité, les Etats-Unis ont le système de santé le moins coût efficace pour réduire la mortalité de leur malades tandis que l’Angleterre est, avec l’Irlande, l’un des système de santé les plus coût efficace »

Voici les résultats de l’étude pays par pays les chiffres indique d’abord le taux de mortalité par adulte et par personnes âgées :





:: US : 1/205, (1/515)

:: Irelande 1/696, (1/1817)

:: Angleterre 1/593, (1/1595)

:: Autriche: 1/551, (1/1382)

:: Italie: 1/436, (1/1133)

:: Finlande: 1/318, (1/1012)

:: Espagne: 1/233, (1/929)

:: Suède: 1/355, (1/900)

:: Pays-Bas: 1/306, (1/790)

:: France: 1/316, (1/778)

:: Norvège: 1/294, (1/766)

:: Grèce: 1/265, (1/765)

:: Allemagne: 1/247, (1/610)

:: Portugal: 1/169, (1/434)

:: Suisse: 1/140, (1/347)

Source
Comparing the USA, UK and 17 Western countries’ efficiency and effectiveness in reducing mortality
Colin Pritchard, Mark S Wallace
J R Soc Med Sh Rep 2011;2:60

mardi 23 août 2011

Les 4èmes Rencontres de l’U.S.P.O


« Pharmacien d’officine : un métier d’avenir
Quelles opportunités pour une réforme ?»
Réservez votre date
dès maintenant
InvitationLes 4èmes Rencontres de l’U.S.P.O
« Pharmacien d’officine : un métier d’avenir
Quelles opportunités pour une réforme ?»
Réservez votre date
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Invitation
Mercredi 05 octobre 2011 de 9h00 à 17h00

Université Paris-Dauphine
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
75016 Paris

PROGRAMME
1 - Economie de l’officine
1.1. Point de situation et réforme du médicament
1.2. Nouveaux modes de rémunération : les évolutions possibles
2 - Nouvelle Convention Pharmaceutique
2.1. Les Enjeux
2.2. les Génériques
2.3. Nouvelles Missions du pharmacien
2.4. Coordination des soins
3 - Médication officinale et conseil pharmaceutique
3.1. L’organisation du 1er recours en pharmacie
4 - EHPAD, Perte d’autonomie
4.1. La place du pharmacien
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